Commission d’enquête parlementaire sur l'impact économique, industriel et environnemental des énergies renouvelables, sur la transparence des financements et sur l'acceptabilité sociale des politiques de transition énergétique Avril-Juillet 2019, déclaration de M. Jean François Carenco, président de la CRE:
« Il ne faut pas s’y tromper, grâce au mix énergétique décarboné, composé principalement de nucléaire et d’hydroélectrique, nous bénéficions déjà de faibles émissions de CO2 et d’un prix de l’électricité maîtrisé. Nous émettons six fois moins de CO2 que nos voisins allemands et le prix de l’électricité pour un consommateur résidentiel moyen est de l’ordre de 180 euros par mégawattheure contre 300 euros en Allemagne. Le développement des énergies renouvelables électriques ne sert donc pas à réduire les émissions de CO2. Il faut le rappeler, car on dit beaucoup de mensonges à ce sujet. Cela n’a aucun sens et procède d’une forme de populisme idéologique.»
L’éolien, une industrie peu productive, intermittente, générant des nuisances, vient au contraire dégrader le classement actuel de notre pays comme l'un des plus éco-responsables de la planète grace à sa production électrique décarbonée.
Le Haut Commissariat au Plan a publié le 23 Mars 2021 une note très critique sur la politique énergétique française. Ci dessous quelques extraits mais la note mérite d’être lue et diffusée largement :
Augmentation massive de la consommation d’un côté, diminution massive de nos capacités de production de l’autre, le simple rapprochement de ces deux orientations montre qu’il existe un gouffre entre l’évolution annoncée de notre consommation électrique et celle de notre production. Il est inéluctable que nous allons droit à des difficultés considérables et même à une impasse, nous empêchant techniquement de remplir en même temps les objectifs que nous prétendons solennellement avoir fixés ! (page4)
Pour obtenir une augmentation massive de la production d’électricité renouvelable, une des principales difficultés résiderait dans l’artificialisation de grandes surfaces foncières par des unités de production photovoltaïques et l’altération des paysages par des éoliennes à terre ou en mer. La réponse à ce défi est-elle facile ? Probablement non. (page 8)
La Cour des Comptes dans un rapport de mars 2018 dénonce le coût exorbitant et l'inefficacité des énergies renouvelables (EnR) intermittentes que sont l'éolien et le photovoltaïque. Elle demande un rééquilibrage des soutiens vers les EnR thermiques : « Ainsi, compte tenu de son profil énergétique peu carboné, si la France avait voulu faire de sa politique en faveur des EnR un levier de lutte contre le réchauffement climatique, elle aurait dû concentrer prioritairement ses efforts sur le secteur des EnR thermiques qui se substituent principalement à des énergies fossiles émissives de CO2 ».